Je ne sais plus quand.
Un jour il est évident qu'elle veut un enfant et qu'on ne peut plus attendre. Mieux, c'est évident aussi pour moi. Alors faisons-le !
Cela s'est insinué dans notre vie sans que je m'en rende compte. J'ai l'impression qu'il est déjà là, impatient de prendre la place qu'on lui réserve.Vers quoi je m'embarque?
Comme un marin du 15ème siècle qui se porte volontaire pour faire partie de l'équipage de la Pinta, l'un des navires de Christophe Colomb, je pars à la découverte de la nouvelle route des Indes sur le bel océan. Moi aussi j'ai la foi.
Dans un vaisseau dont je ne suis pas le commandant, à peine le second, je suis le pilote dont on attend tout de même un avis éclairé, pour passer les tempêtes propres à nous écarter de la route idéale et pour arriver à bon port. C'est inévitable, il y aura des imprévus. Je vais gérer les humeurs, de la surnommée Niña, qui m'accompagne, et peut être de la belle mer.
Le navire porte bien son nom. La Pinta, cette mesure utilisée dans les pubs pour célébrer la bière par verres de 50 cl. Enivré la veille de promesses et d'avenir nouveau, je me serais réveillé à bord de ce projet un peu fou.
En route vers l'inconnu, volontaire, sans la gueule de bois résultat de l'abus des pintes pour mieux me laisser mener en bateau, je déploie mon sens de l'improvisation pour piloter à vue.
Toutes voiles dehors nous voilà partis, grand large vers un nouveau monde à la rencontre d’un être nouveau.
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